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L’agriculture biologique est pourvoyeuse d’emplois, mais aussi d'externalités environnementales et sociales positives. Ce sont notamment les fameux services environnementaux.

 

Une agriculture créatrice d’emplois non-délocalisables

 

Les fermes bio emploient en moyenne 60% de salariés en plus que les fermes conventionelles (source : Agreste Primeur, juin 2012).

Le service de statistique, d’évaluation et de prospective du Ministère de l’Agriculture a réalisé une étude sur la quantité de travail et l’emploi dans les fermes biologiques.

Cette étude montre notamment que « Trois ans après la conversion au bio, la quantité de travail totale est significativement plus élevée dans les exploitations converties que dans les exploitations conventionnelles comparables. ». C’est ainsi qu’en 2017, si 8% des fermes sont en bio, ces dernières représentent près de 11% de l’emploi agricole. Ces est aussi dû au fait que les fermes bio sont proportionnellement plus nombreuses à s’engager dans des démarches de diversification et de vente en circuit court.

Soutenir l’agriculture biologique, c’est donc soutenir l’emploi agricole non-délocalisable.

 

Des services environnementaux non compris dans le prix de vente

 

La Société qui gère l’eau de la ville de Munich s’est engagée pour le développement de l’agriculture biologique dans la vallée de Mangfall. Cette vallée fournit actuellement 75 à 80 % de l’eau munichoise, soit 110 millions de mètres cubes par an pour 2 millions d’habitants.

Le coût de ce projet est relativement faible au vu des résultats sur la qualité de l’eau obtenus. Le programme agriculture biologique coûte 700 000 Euros par an à Munich, soit 0,87 centimes d’euros par mètre cube d’eau produit. À noter qu’en France, le coût de la dénitrification des eaux à teneurs supérieures à 50 mg/l en nitrates est de 16 centimes d’Euros / mètre cube et le traitement des phytosanitaires de 7 centimes d’Euros

Le différentiel de prix entre le trainement de l’eau et le programme de développement et de soutien à l’AB correspond à ce que l’on appelle le Service environnemental de l’Agriculture biologique. Ramené à l’hectare, les chiffrages représentent entre 200 et 800€/ha, en fonction des critères retenus (assainissement de l’eau, biodiversité, stockage du carbone, etc…). (source : Agence de l’eau Loire –Bretagne)

Le soutien financier à l’AB se justifie donc par le fait que ce modèle agricole fait économiser à la société les sommes énormes assumées normalement par le contribuable, via sa facture d’eau potable.

 

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Voir aussi : La confiance est rompue entre l'Etat et les bio

Voir aussi : Soutien à la bio : de 10 ans à 3 ans, un recul historique