Espace presse

27.09.2016 Dans un contexte de fort dynamisme des conversions sur les 18 derniers mois et de croissance sans précédent du marché de la bio en 2015, le réseau FNAB et les organisations économiques de producteurs bio (OEPB) partagent le constat sans appel d’un changement d’échelle de la filière, entendent favoriser une structuration paysanne des filières, revendiquent enfin le respect des engagements de l’Etat.

Le changement d’échelle de la bio : l’offre et la demande au rendez-vous

Le réseau FNAB et les OEPB (voir les signataires ci-dessous) s’accordent pour dire que les années 2015 et 2016 renouent avec une dynamique de conversion similaire à celle de 2011, on compte 21 nouvelles fermes bio par jour[1]. Elles provoquent de très nombreuses sollicitations des producteurs pour l’accompagnement technico-économique des fermes. La consommation est passée à 6,9 milliards à la fin 2016 et devrait atteindre les 10 milliards en 2020.

 

La structuration paysanne : pour une filière durable et équitable

Le réseau de développement agricole qu’est la FNAB et les OEPB engagées au quotidien dans le développement économique des filières prennent leurs responsabilités pour : accompagner les conversions au plus près du terrain, structurer des filières en renforçant les organisations collectives de productrices et producteurs existantes ou en créant d’autres et en territorialisant les débouchés et les outils de l’aval, travailler des contractualisations équitables avec les opérateurs de l’aval et l’agro-industrie, veiller au développement équilibré des différents circuits de commercialisation.

 

Le soutien des pouvoirs publics : casser la dynamique ou la réussir ?

Le changement d’échelle de la bio est porté par les consommateurs – citoyens, il est soutenu par tous les réseaux de distribution mais bute sur les incohérences des politiques publiques. Ainsi, il manque plus de 100 millions d’euros pour financer les aides « conversions » et « maintien » en 2015 et 2016, l’Etat et les Régions se renvoyant la balle, les producteurs ne savent pas si leurs engagements seront effectifs ! Jamais les besoins d’accompagnement n’ont été si importants dans les exploitations en conversion, or l’Etat et les régions annoncent des coupes budgétaires sur les moyens d’animation et d’accompagnement !

Le réseau FNAB et les organisations économiques souhaitent que les pouvoirs publics s’engagent à la hauteur des enjeux historiques de la filière bio. Il faut soutenir les milliers de productrices-eurs qui ont accepté de tout changer pour s’en sortir et faire avancer notre agriculture et notre société. La FNAB et les OEPB feront des propositions concrètes dans le cadre des Assises de la bio en novembre.

Signataires : Eleveurs Bio de France (EBF), Biolait, Union Fermes bio (Biocer, Corab, Probiolor, Cocebi)

 


[1] http://www.leblogdelabio.com/