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Après l’abrogation d'un arrêté de 2006 fixant les règles en matière d’utilisation de pesticides, la FNAB soutient la demande de la société civile d’un nouvel arrêté plus protecteur des professionnels, des consommateurs et des riverains vis-à-vis des pesticides de synthèse. Elle propose que l’agriculture biologique soit clairement soutenue comme une solution alternative. 

 

Arrêté 2006 sur l’utilisation des pesticides :

Pour plus de protections des producteurs, riverains et consommateurs, l’agriculture biologique doit être promue comme une solution alternative

 

Après l’abrogation d'un arrêté de 2006 fixant les règles en matière d’utilisation de pesticides (force du vent, délais de rentrées sur les parcelles, zones sans traitement près des cours d’eau), la FNAB soutient la demande de la société civile d’un nouvel arrêté plus protecteur des professionnels, des consommateurs et des riverains vis-à-vis des pesticides de synthèse. Elle propose que l’agriculture biologique soit clairement soutenue comme une solution alternative. Elle réaffirme la nécessité d’une recherche plus poussée sur les produits de traitement naturel et leurs impacts en termes environnementaux et sanitaires.

 


La bio, victime potentielle des contaminations par un usage inapproprié

Le vent et le ruissellement sont des facteurs majeurs de transport des produits toxiques à l'extérieur des parcelles traitées. L’agriculture biologique en est parfois victime avec obligation de déclassement des productions concernées. Pour assurer une coexistence des cultures, il faut maintenir cette interdiction de pulvériser lorsque le vent est supérieur ou égale à 3 Beauforts et instaurer des dispositifs permettant de contrôler que les pulvérisations ne se font pas en période de vent.

 

La bio, solution pour la protection des riverains, producteurs et consommateurs

Les productrices et producteurs bio soutiennent la proposition des associations environnementales que cet arrêté interdise l’usage des pesticides de synthèse notamment à proximité des habitations. Ces Zones de non Traitement (ZNT) devraient permettre, par dérogation, l’usage des produits autorisés en agriculture biologique afin de promouvoir une alternative auprès des agriculteurs conventionnels et de répondre ainsi à la demande croissante de produits bio par les consommateurs.

 

La bio, une démarche de progrès qui doit être soutenue par la recherche publique

Les produits autorisés en bio (exemples Cuivre, souffre…) sont des produits naturels dont il faut continuer d’évaluer l’impact sur l’environnement et la santé. Ils restent une solution systémique aux problèmes posés par les pesticides de synthèse (perturbateurs endocriniens suspectés ou Cancérigène Mutagène ou Reprotoxiques) dont la France est le pays le plus exposé au monde. Les productrices et producteurs bio de la FNAB revendique plus de recherche publique sur ces traitements alternatifs pour accompagner le développement de la bio.