Eau

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Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté le 23 avril l’avis « La gestion et l’usage de l’eau en agriculture »(103 votes pour 21 contre et 46 abstentions).

Le CESE rappelle « qu’au même titre que tous les autres usages de l’eau, l’agriculture doit respecter l’équilibre des écosystèmes pour demeurer productive à long terme ». Ainsi, la société civile qui compose cette Assemblée considère qu’il faut agir en priorité sur les zones les plus sensibles des aires d’alimentation de captage par « La protection des captages d'eau potable par l'agriculture biologique, l'agroforesterie ou la forêt et la sortie rapide vers un zéro pesticide de synthèse avec des compensations financières qui soient assorties d'obligation de résultats probants ».

 

Cet avis historique s’articule autour de cinq grands axes de recommandations :

1.« Faire de la politique de protection des captages d’eau potable un levier pour la reconquête de la qualité des eaux » : le CESE propose d’agir sur les zones les plus sensibles des AAC par le développement prioritaire de l’agriculture biologique, de la forêt et de l’agroforesterie, notamment en appuyant financièrement ces systèmes.

2.Le second axe vise l'essor des procédés agronomiques, dans les autres territoires, qui permettent de réduire l'emploi d'intrants de synthèse tout en étant économiquement viables pour les agriculteurs. L'idée serait de financer ces alternatives par une redevance progressive sur les intrants de synthèse.

3.L’avis pointe également la nécessaire réduction de la vulnérabilité des exploitations agricoles aux aléas météorologiques dans un contexte de changement climatique.

4.Dans son quatrième axe, il préconise une irrigation optimisée et un partage équitable de la ressource, à la lumière des enjeux très différents selon les territoires et les productions.

5.Enfin, l’avis appelle à une recherche plus transversale sur les enjeux de l'eau et l'agriculture ainsi qu'à une gouvernance plus cohérente : rendre plus préventive et incitative l’action des agences de l’eau, rééquilibrer les contributions des différents types d’usagers, assurer un pilotage au niveau national, articuler la politique de l’eau avec la PAC, etc.

 

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