Environnement

 

Depuis 1996, date des premières demandes de mises sur le marché de plantes génétiquement modifiées, la perception de nos concitoyens, en France et dans l’Union européenne, n’a pas changé au fil des sondages, avec un refus largement majoritaire de consommer ces plantes et la demande d’une information la plus exhaustive possible.

Depuis 1996 également, l’agriculture biologique (jusque là confidentielle en termes de production comme de transformation ou de consommation), s’est développée en surface et volume. Plusieurs raisons à cela :

  • la demande des consommateurs pour une alimentation plus saine et une production plus respectueuse de l’environnement et du bien-être animal, moins génératrice de pollutions dont les coûts sont supportés par l’ensemble des citoyens,
  • la volonté des pouvoirs publics, en France et en Europe : citons le Plan d’action européen pour la nourriture et l’agriculture biologiques (juin 2004), le Plan Barnier pour le développement de l’agriculture biologique (2007) ou encore la loi Grenelle (2009).

 

La FNAB s’est prononcée à maintes reprises contre le développement des plantes génétiquement modifiées (PGM) en cultures alimentaires, et ce pour quatre raisons principales que nous développons dans ce texte :

  1. ils ne sont pas utiles dans l’optique d’une agriculture durable ;
  2. ils font courir des risques à terme aux écosystèmes ;
  3. ils sont hégémoniques au sens où leur introduction entraîne une impossibilité de choix pour les producteurs comme pour les consommateurs, et la disparition des autres filières ;
  4. ils concentrent une grosse partie des moyens financiers de la recherche agronomique, au détriment de progrès de pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement, des citoyens et des consommateurs.

 

En région et dans les départements, les groupements d’agriculteurs biologiques membres du réseau FNAB sont très actifs dans la lutte anti-OGM, le plus souvent au sein de collectifs locaux. Ils ont notamment incité de nombreuses communes à prendre des arrêtés municipaux interdisant la culture de Plantes Génétiquement Modifiées (PGM) sur leur territoire, afin de protéger les agriculteurs biologiques de la commune. Par ailleurs, ils ont incité les conseils régionaux à émettre des vœux pour que la possibilité d’interdire la culture de PGM sur leur territoire leur soit reconnue.


Au niveau national, la FNAB a bien évidemment été très active pour demander, avec d’autres, le moratoire sur la culture OGM, sa non levée, puis l’usage de la clause de sauvegarde pour interdire une nouvelle fois la culture de PGM commerciaux en 2008.

 

Elle est intervenue au Parlement européen à plusieurs reprises sur le sujet, et dans les processus d’élaboration des différents projets de loi OGM jusqu’à la loi votée en 2008. Elle a plaidé la cause des bio auprès des organisations professionnelles et des syndicats agricoles, de l’Association des Régions de France, etc...


Concernant les semences, elle a obtenu de la Commission européenne qu’elle se prononce sur la réglementation en matière de contamination OGM des semences, et des services français de contrôle, qu’ils prennent en considération ce courrier (même si…). Elle a participé aux travaux du Grenelle sur le sujet es qualité d’expert. Elle est aujourd’hui membre du Comité économique, éthique et social du Haut Conseil des biotechnologies mis en place au début de l’année 2009.

 

Nous avons également élaboré en 2010 un guide de bonnes pratiques sur l’exploitation bio, afin d’éviter toute possibilité de contamination OGM autre que totalement accidentelle.

 

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