La bio réclame sa place dans le nouveau service public de l’installation agricole

Paris, le 27/10/2026. Les futur·es agriculteur·ices s’orientent largement vers l’agriculture biologique : elle offre une perspective d’avenir pour répondre aux préoccupations environnementales et sanitaires de la jeunesse. La loi d’orientation agricole de 2025 avait fixé l’objectif de développer la bio via l’installation-transmission : c’est ce défi que doit relever le nouveau service public de l’installation en 2027. La FNAB constate pourtant qu’à ce stade son cadrage national ne prévoit pas l’application de cette ambition.

C’est la réforme phare de la loi d’orientation agricole : la mise en place de France Services Agriculture permettra d’accompagner les installations et les transmissions pour relever le défi du renouvellement des générations. 

Alors que la France a perdu plus de 50 000 exploitations depuis 2020, la Bio répond à la fois aux défis de la transition agroécologique et du renouvellement des générations. 20% des installations sont en bio, ce chiffre grimpe même à 50% dans certaines régions comme l’Occitanie, et 40% des candidat·es à l’installation souhaitent le faire en agriculture biologique. Le législateur avait bien compris l’importance de la bio puisqu’il a établi que les politiques publiques d’installation-transmission doivent participer au développement de la bio.

La FNAB demande le retour de la Bio dans le cadrage national de France Service Agriculture

En mars 2026, conformément aux exigences de la LOA, le Ministère de l’Agriculture avait inscrit l’agriculture biologique parmi les contenus obligatoires qui seront proposés sur le terrain aux porteurs de projet dans le cadre du service public de l’installation. Six mois plus tard, le sujet n’est plus d’actualité, les contenus proposés seront différents dans l’ensemble des départements et le module bio obligatoire a disparu des textes cadres alors que la loi ne prévoit pas de distinction selon les territoires.

“ La loi est claire, elle dit que les politiques de l’installation doivent favoriser le développement de la Bio, et c’est la ministre Annie Genevard qui l’a fait voter. Donc maintenant il faut aller au bout du processus et ne pas faire demi-tour à mi-chemin. Si on laisse chaque département décider, il n’y aura plus aucune cohérence entre les territoires” estime Loïc Madeline co-président de la FNAB.

Alors que la France a perdu plus de 50 000 exploitations depuis 2020, la Bio répond à la fois aux défis de la transition agroécologique et du renouvellement des générations. 20% des installations sont en bio, ce chiffre grimpe même à 50% dans certaines régions comme l’Occitanie, et 40% des candidat·es à l’installation souhaitent le faire en agriculture biologique. 

La FNAB demande au Ministère de l’agriculture de rendre obligatoire comme prévu le module bio sur l’ensemble des territoires dans France Service Agriculture.